Catalogue des versets

Psaume 46, 11

Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre.

Psaume 46, 11, traduction Segond 1910

Le contexte

Le Psaume 46 appartient à la collection dite « des fils de Coré », lévites chantres du Temple de Jérusalem dont le nom figure dans la suscription. Ce cantique de confiance — probablement composé dans un contexte de menace militaire, peut-être lors de la campagne assyrienne de Sennachérib au VIIIe siècle avant notre ère — proclame la souveraineté divine sur le chaos des nations et des éléments. Le verset conclusif, en hébreu « Harpu oud'u ki anokhi Elohim », joue sur le verbe raphah, « se relâcher, laisser tomber les mains », que la tradition a souvent interprété comme une injonction au silence intérieur autant qu'à la cessation du combat. C'est sur ce verset que Martin Luther s'est appuyé pour composer son hymne « Ein feste Burg ist unser Gott » (1529), emblème de la Réforme protestante.

Note de lecture

Un psaume qui commence par des montagnes s'effondrant dans la mer et finit par un appel au calme : l'escalade narrative aurait pu durer encore deux chapitres.

Thèmes

  • silence
  • souveraineté divine
  • lâcher-prise
  • hymne

Archétype symbolique

Réconfort

Note de lecture. Les commentaires ci-dessus s'inscrivent dans une tradition culturelle (historique, littéraire, symbolique). Ils ne constituent ni une prédiction ni un jugement : ils offrent un éclairage parmi d'autres.

← Tous les versets du catalogue · Voir le verset du jour