Catalogue des versets
Apocalypse 3, 20
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
— Apocalypse 3, 20, traduction Segond 1910
Le contexte
Ce verset appartient à la lettre adressée à l'église de Laodicée, septième et dernière des sept lettres qui ouvrent l'Apocalypse attribuée à Jean. Laodicée, riche cité commerçante d'Asie Mineure, est ici réprimandée pour sa tiédeur spirituelle — ni froide ni chaude — et ce coup frappé à la porte figure la proposition d'une rencontre que rien ne force. Le repas partagé, dans la culture méditerranéenne antique, est le signe le plus concret de l'alliance et de l'intimité entre deux personnes. L'image a inspiré l'une des toiles chrétiennes les plus reproduites au monde : « La Lumière du monde » de William Holman Hunt, où le Christ frappe à une porte dépourvue de poignée extérieure — détail délibéré pour signifier que seul l'habitant peut ouvrir.
Note de lecture
Une porte sans poignée côté visiteur : l'iconographie chrétienne a parfois surpassé le texte en matière de sous-entendus architecturaux.
Thèmes
- attente
- rencontre
- iconographie
- alliance
Archétype symbolique
Quête